Saint-Jean-des-Piles
Stratégie de diminution - dette
 
 
 
 
La Ville de Shawinigan travaille à redéfinir son cadre financier à long terme afin d’offrir aux générations futures des infrastructures mises à niveau et des finances publiques en santé.
 
Mise à niveau
Depuis 2009, à l’instar de l’ensemble des municipalités du Québec, la Ville de Shawinigan a procédé à d’importants investissements pour la mise à niveau des infrastructures sur son territoire. Une évaluation minutieuse a été réalisée afin de déterminer les portions de conduites d’égout et d’aqueduc qui nécessitaient les interventions les plus urgentes. Un plan d’intervention a été déposé et mis à jour auprès du ministère des Affaires municipales, ce qui nous a permis d’avoir accès aux différents programmes de subvention.
 
Parmi les principales réalisations, mentionnons les travaux sur des artères importantes comme l’avenue de la Station, la 5e rue de la Pointe, l’avenue Grand-Mère, la 3e Avenue, le chemin des Pionniers (35e Avenue) ainsi que plusieurs rues du quartier Almaville. Plusieurs investissements ont également été réalisés sur des immeubles tels que le Centre municipal de curling et l’aréna Grand-Mère, la Maison de la culture Francis-Brisson et le nouveau garage municipal.
 
   
Défis pour des finances publiques en santé
Les investissements dans les infrastructures sont financés par des règlements d’emprunt et ils constituent la dette de la Ville.
 
À la lumière du tableau 1, on constate que les infrastructures, c’est-à-dire les conduites d’égouts et d’aqueduc, la voirie et les parcs, totalisent 95,3 millions $ (73,4 %) de la dette actuelle. Le montant des travaux exécutés sur les bâtiments municipaux est 21,9 millions $ (16,9 %). Le montant inscrit pour les achats de véhicules et d’équipements s’élève à 11,1 millions $ (8,6 %) alors que les autres investissements tels que les terrains sportifs, l’ameublement, l’informatique, etc. atteignent 1,5 million $ (1,1 %).
 
Malgré cette dette, la charge fiscale moyenne de Shawinigan est égale ou inférieure à celle de plusieurs villes de taille comparables, tel que démontré lors de la rencontre d'Information de novembre dernier (voir les vidéos).
 
Le défi de la stratégie de diminution de la dette, c'est de continuer à investir dans les infrastructures  tout en réduisant le taux d’endettement. Un défi constant, mais réalisable, surtout si on sait profiter des opportunités qui sont offertes.
 
Le nouveau Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées est un exemple d'opportunité qui nous permettra de réduire notre participation financière à 17 % des coûts plutôt que 33 % dans le cadre de projets d'infrastructure, tel que démontré dans le graphique 1. L'ancienne règle de partage des coûts prévoyait un investissement égal de 33 % des trois paliers de gouvernement. Ce nouveau scénario nous permet donc de réaliser nos travaux d'infrastructures à un moindre coût.
 
La stratégie de diminution de la dette vise un objectif annuel de plafond d'emprunt par règlement de 16 millions $ non indexé d'ici 2035. Et cette décision a été appliquée dès cette année en réduisant le Programme triennal d'immobilisation actuellement en vigueur. Pour 2016, les investissements par règlement d'emprunt vont donc passer de 23,8 millions $ à 15,7 millions $, tel qu'illustré dans le tableau 2. Cette décision va nous permettre de diminuer la dette nette à près de 117 millions $ en 2035 ou à 120 millions $ si on inclut les coûts de la mise aux normes de l'eau potable (tableau 3).
 
 

 

En calculant l’investissement que nécessite le projet de mise aux normes de l’eau potable, la dette nette va progresser jusqu’à 158 millions $ en 2020 pour se ramener à 120 millions $ en 2035, ce qui représente une diminution de 24 % en 15 ans (tableau 4).
 
En dollars actualisés, en calculant une inflation moyenne de 2 %, le montant de la dette nette de 120 millions $ en 2035 équivaut à un montant de 80,9 millions $ en dollars d’aujourd’hui. La dette nette de la Ville passera donc de 143,1 millions $ en 2020 à 80,9 millions $ en 2035, ce qui représente une diminution de 43 % (tableau 5).