Saint-Jean-des-Piles
Simone Gélinas-Murray

1999 - SIMONE GÉLINAS-MURRAY

Musicienne, poète, écrivain

Plusieurs hommages ont été rendus à cette grande artiste depuis son décès, le 26 décembre 1997.

Une de ses soeurs, Pierrette, écrivait: « Il est rare de dire, à 82 ans, que la mort a fait son oeuvre prématurément. Mais dans ton cas, Simone, c’est vrai. Tu as derrière toi un gros bagage de réalisations, mais combien de projets restés sur ta table de travail, combien d’idées encore en gestation, combien d’ébauches non terminées ? »

  Simone Gélinas Murray

Son ami, le journaliste Roland Héroux, la décrit ainsi: « Il y avait chez cette femme exceptionnelle une intuition déroutante, une façon de penser, une manière de deviner, une aptitude à juger, un art d’écrire tant en poésie qu’en musique, qui en imposait. »

Gaston Bellemare, le président fondateur du Festival international de poésie, la décrit ainsi: « Simone, c’est John Lennon qui parle d’amour... Simone, tu soulèves le rythme de l’âme... »

Elle fonde, en 1941, le choeur des Midinettes qui participe, jusqu’en 1957, à de nombreux galas ici et aux États-Unis. On a pu les entendre sur les ondes de Radio-Canada.

Bachelière en musique du Conservatoire de l’Université de Montréal, elle est lauréate en 1948 du premier concours de la chanson canadienne avec Lionel Daunais. Elle fonde et dirige un ensemble de musique baroque.

Elle enseigne le chant choral, la flûte à bec et le solfège pendant trente ans à Shawinigan et pendant 10 ans au camp des Jeunesses musicales à Orford. Elle enseigne aussi l’anglais au Séminaire Sainte-Marie de 1965 à 1970.

Elle écrit une dramatique, « Un jour eut sa nuit », qui fut diffusée à la radio de Radio-Canada en 1989 et sélectionnée pour représenter le Québec au concours international de la Communauté des radios publiques de langue française. Elle avait aussi atteint la finale d’un concours international à Cannes, en 1985, avec « Saisons modulées ».

Elle publie de nombreux recueils de poésie dont « Clairs obscurs » édité à Monaco en 1956 et pour lequel elle obtient un prix international. Il y a aussi « Champs d’argile aux étoiles » en 1969, « Blues indigo » en 1986 et « À tire d’ailes » en 1990. En 1996, elle publie un dernier recueil de poèmes « Les Tableaux ne sont pas ce qu’ils montrent » que le journaliste Roland Héroux commente ainsi : « il y a dans ce recueil, l’un des poèmes les plus bouleversants jamais écrit sur le troisième âge. »

Elle est aussi fondatrice des Jeunesses Musicales et du Centre d’art de Shawinigan et on lui doit également un « Hymne à Shawinigan », le chant officiel des fêtes du 75e anniversaire de la ville en 1976.

En 2005, sur recommandation de son Comité de toponymie, la Ville de Shawinigan décide de perpétuer la mémoire de madame Gélinas-Murray en nommant Simone-G.-Murray une rue dans le secteur Shawinigan-Sud, secteur qu’elle a habité pendant plus de 40 ans avec son époux, James T. Murray.

Par François St-Onge