Saint-Jean-des-Piles
Peter M. Blaikie
1997 - PETER M. BLAIKIE

Président du Parti progressiste-conservateur du Canada

Une seule catégorie est nettement insuffisante pour ce Grand Shawiniganais. Avocat, dirigeant d’entreprise, il aura laissé sa marque en politique sans jamais avoir été élu député.

Mais cet homme fait partie, tout de même, d’une forte lignée régionale qui aura fait sa marque sur la scène politique. Il a assumé la présidence du parti politique qui aura donné, au Canada moderne, son premier Premier ministre.
  Peter M. Blaikie

Il a démontré une grande détermination en assumant son leadership dans une période de transition pas facile à vivre. Il a été président du Parti progressiste-conservateur de 1981 à 1983, alors que son chef, Joe Clark, dirigeait les troupes depuis les banquettes de l’Opposition officielle à Ottawa. Et il passera la main lorsque Brian Mulroney prendra la barre.

Cet homme politique, qui n’est pas politicien, est d’abord un avocat émérite. Il a été associé fondateur, en 1967, du prestigieux cabinet Heenan Blaikie, qui a compté dans ses rangs l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau pendant les seize dernières de sa vie et qui compte maintenant deux anciens premiers ministres aux antipodes du spectre canadien: Jean Chrétien et Pierre-Marc Johnson. De 1993 à 1998, il a assuré la présidence de la société Les Systèmes de sécurité Unicam.

Né à Shawinigan en 1937, il aura fait ses premières classes au Shawinigan High School. C’était un élève brillant. Boursier Rhodes en 1958, il fait sa maîtrise en philosophie, sciences politiques et économiques à Oxford. Il a bien connu Shawinigan au moment où la communauté anglophone de notre région était à son paroxysme. C’est sans doute ces doux souvenirs de la vitalité de cette communauté hors de Montréal qui l’a amené à devenir président d’Alliance Québec de 1987 à 1989.

Il est maintenant chroniqueur des affaires au journal The Gazette de même que pour le magazine Les Affaires et il est commentateur à la télévision pour la chaîne Global de Montréal.

Par François St-Onge