Saint-Jean-des-Piles
Marcel Pronovost

1999 - MARCEL PRONOVOST
Défenseur, Red Wings de Détroit

À 15 ans, avec l’équipe midget de l’ÉSIC, il ne savait pas encore que le frère Roger allait en faire une étoile. En 1945, la guerre allait finir et déjà il goûtait à la victoire. En compagnie d’un autre Grand Shawiniganais, un certain gardien de but nommé Jacques Plante, son équipe remportait le championnat.

Mais son plus beau souvenir des ligues mineures, c’est contre Jacques Plante qu’il va le goûter. Rendu au niveau juvénile, il quitte l’équipe de l’ÉSIC pour porter les couleurs de l’Institut technique. Son équipe va tout écraser sur son passage, en cette saison de 1947, pour lui permettre de remporter un autre championnat.

  Marcel Pronovost

Et ça ne sera pas son dernier. Pendant que tous les yeux des Québécois se tournent vers Maurice Richard et les Canadiens de Montréal, notre Grand Shawiniganais brille chez les Red Wings de Détroit. Il va monter avec le grand club pendant les séries éliminatoires du printemps 1950. Il a tout juste 20 ans.

Il oeuvre en véritable virtuose de la ligne bleue, sur les glaces de la Ligue nationale de hockey, pendant 20 saisons consécutives: de 1949-50 à 1969-70. Il remporte la coupe Stanley quatre fois pendant ses 15 années passées chez les Red Wings. Puis, échangé aux Maple Leafs de Toronto en 1965, il en ajoute une cinquième à son palmarès en 1967. À quatre reprises, ce robuste défenseur est élu sur une équipe d’étoiles de la Ligue nationale. Il a été entraîneur des Sabres de Buffalo en 1978-1979. Il fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1978.

Sa détermination inspirait ses coéquipiers. Il a su gagner le respect de ses adversaires. À tel point qu’il fut l’objet d’une fête lors d’un match au Forum de Montréal en 1960. Ses admirateurs lui ont offert une automobile alors que ses coéquipiers lui remettaient une bague sertie d’un diamant. Puisque le hockey est toute sa vie, il scrute le talent des jeunes joueurs juniors au Québec, au Canada ainsi qu’au nord des États-Unis à titre de dépisteur pour les Devils du New-Jersey, une organisation avec laquelle il a remporté une sixième coupe Stanley en 1995.

Par François St-Onge