Saint-Jean-des-Piles
Louise Forestier

1998 - LOUISE FORESTIER

Chanteuse et comédienne


Elle a grandi à Shawinigan au moment où la ville connaissait son bouillonnement le plus intense. Elle participera, à sa manière et de façon éclatante, au bouillonnement culturel du Québec de la Révolution tranquille. Mais, vous comprendrez que cette révolution ne sera pas tranquille pour tous.

C’est une chanteuse, une voix envoûtante, qui possède un sens inné du spectacle.

  Louise Forestier

On la connaît surtout, au début de sa carrière à la fin des années 1960, pour sa participation au cri d’une génération que fut l’aventure de l’Ostidshow, en compagnie de Mouffe et d’un certain Robert Charlebois. Sa complicité avec Robert Charlebois sera immortalisée par la chanson Lindberg.

Les années 70 seront, pour elle, l’occasion de mettre en valeur les différentes facettes de son talent. Son album enregistré en 1975 au théâtre Outremont fera époque et disparaîtra rapidement des tablettes.

Puis, elle fait du cinéma: de la comédie musicale IXE-13 en compagnie des Cyniques au drame sur les événements d’octobre Les Ordres de Michel Breault. Elle monte aussi sur les planches avec le célèbre Demain matin, Montréal m’attend et fait de la télévision en participant au premier Bye-Bye à Radio-Canada, celui de 1970.

Les années 80 lui permettront de relever de nouveaux défis, de connaître de nouveaux succès. C’est à elle que Luc Plamondon fait appel pour incarner la toute première Marie-Jeanne de l’extraordinaire opéra-rock Starmania.

À son retour d’une tournée d’artistes francophones en URSS, en 1986, elle nous offre la tendresse de son album La passion selon Louise. L’année suivante, elle sera de la distribution du téléroman de Lise Payette, Des dames de coeur. En 1990, elle remonte sur les planches en interprétant Émilie, la mère d’Émile, dans l’opéra Nelligan.

Elle reçoit, à Bruxelles en 1979, le trophée de la Critique française de gauche. En 1985, elle sera reconnue comme Femme de l’année dans le domaine des arts. Deux ans plus tard, son talent sera consacré alors qu’on lui remettra le Félix de l’auteure-compositeure de l’année au gala de l’ADISQ.

En janvier 1998, sa présence au Théâtre du Rideau Vert lui vaut l’éloge de la critique, lors de son interprétation du rôle de Cornélia Lajeunesse, sœur de la grande Emma dans Le Pays dans la gorge de Simon Fortin. En 1999, elle œuvre à la conception et à la mise en scène de la revue musicale Avec le temps, cent ans de chansons à l’occasion du passage au nouveau millénaire.

Soulignons également en 2002, l’implication de Louise Forestier au Festival en chanson de Petite-Vallée et à Ma première Place des Arts où elle offre des ateliers de formation. En novembre 2003, elle nous offre un livre où elle nous raconte, par le biais de lettres fictives, la petite histoire de ses plus belles chansons : Signé Louise, aux Éditions de Boréal.

En septembre 2006, elle remportait le Gémeaux dans la catégorie interprétation Premier Rôle féminin pour son interprétation du personnage d’Irma dans la série Le Négociateur 2 . Elle travaille présentement à la production d’un nouvel album de chansons originales, en compagnie de son fils Alexis, à la réalisation. 

Par François St-Onge