Saint-Jean-des-Piles
Jacques Plante

1997 - JACQUES PLANTE

Gardien de but
Canadien de Montréal

En 1952, quand il a enfilé, pour la première fois, le chandail tricolore du Canadien de Montréal, ce Grand Shawiniganais répondait « présent » à son rendez-vous avec l’histoire.

Il est devenu, avec ses six coupes Stanley, ses sept trophées Vézina (décerné au meilleur gardien de but) et ses 434 victoires professionnelles, le meilleur gardien de but du Canadien de tous les temps.

  Jacques Plante

 C’est avec fierté que nous nous rappelons tous, que c’est ici qu’est née cette étoile. Après avoir vu le jour à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, en janvier 1929, Jacques Plante vient habiter sur la 1re Rue à Shawinigan dès 1930. Très vite il se passionne pour la position de gardien de but au hockey et c’est avec l’équipe de l’école Immaculée-Conception de Shawinigan qu’il a appris les rudiments d’un métier qu’il a, par la suite, élevé au rang de l’art. À l’âge de 15 ans, Jacques Plante gardait les buts pour 4 équipes en même temps dont les Tigres de Shawinigan qui le payaient 50 cents par partie.

En plus du Canadien de Montréal, il a évolué pour les Rangers de New York, les Blues de Saint-Louis, les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston. Il s’était auparavant distingué chez les juniors avec les Citadelles de Québec et dans la catégorie senior avec les Royaux de Montréal.

D’une grande dextérité, il aime, entre autres, le dessin, la broderie, le tricot. Il est d’ailleurs reconnu pour le port de ses fameuses tuques qu’il tricote lui-même et dont l’entraîneur du Canadien aura bien du mal à l’en séparer. On raconte aussi que dans ses moments libres, il préférait lire ou écrire de la poésie plutôt que de jouer au poker avec ses coéquipiers.

Il fut le premier à contrôler la rondelle hors du rectangle réservé aux gardiens de but. Il est, surtout, le père d’une pièce d’équipement aujourd’hui essentielle: le masque. Il possédait une grande adresse, du flair et le sens du spectacle et il était très actif autour du filet ce qui lui a valu le surnom de « Jack the snake » par les anglophones. Avec sa technique et son coup de patin, il a apporté une nouvelle façon de travailler autour du filet, soit pour arrêter la trajectoire de la rondelle derrière son filet ou encore l’intercepter à quelques mètres de celui-ci afin de relancer les jeux.

Élu au Temple de la Renommée du hockey en 1978, il aura fait partie des équipes d’étoiles de la Ligue nationale à sept reprises. En 1994, la Ville de Shawinigan a rebaptisé son auditorium, aréna Jacques-Plante voulant ainsi honorer ce grand gardien de but originaire de chez nous. Sport Hommage l’a consacré en 2000, l’athlète du 20e siècle en Mauricie.  

Par François St-Onge