Saint-Jean-des-Piles
Georges O. Morrison

1999 - GEORGES O. MORRISON

Directeur de la recherche et du développement
Shawinigan Product Corporation


Nous lui devons tous de circuler en automobile en sécurité. En effet, ses découvertes, à la fin des années 20 et au début des années 30, ont encore aujourd’hui des applications concrètes, des applications essentielles.

Il est de ceux qui ont fait la réputation d’excellence et d’innovation de notre région. Il a fait partie du noyau de chercheurs hors pair qui ont hanté les laboratoires de la Shawinigan Chemicals. Il est de ceux qui ont montré le chemin aux générations montantes.

  Georges O. Morrisson
C’est à lui que nous devons le verre de sûreté utilisé dans la fabrication des vitres des véhicules routiers. Il a découvert la recette du safety glass alors qu’il faisait ses recherches dans les laboratoires de la Shawinigan Chemicals sur l’avenue des Cèdres.

La découverte du monde des polyvinyles va ouvrir la porte à des produits d’une polyvalence remarquable.

Son nom restera immortalisé comme étant celui de l’inventeur du Formvar, le principal ingrédient entrant dans la fabrication des gaines isolatrices de plastique pour les fils électriques.

Ce produit aux usages multiples est utilisé, encore aujourd’hui, dans la fabrication de plusieurs produits chimiques.

Sa curiosité sans fin et sa persévérance lui ont valu une promotion, en 1944, à titre de directeur de la recherche et du développement pour la Shawinigan Products Corporation aux bureaux situés dans le célèbre Empire State Building, à New-York.

En 1955, il est nommé vice-président et chef de l’exploitation de la Shawinigan Resins Corporation. Il est aussi nommé président du conseil de Gelvatex Coatings Corporation à Anaheim, en Californie, en 1957.

La nomination de cet esprit inventif, de cet homme curieux à l’intelligence rare, devient pour nous l’occasion de souligner l’extraordinaire travail qu’ont réalisé plusieurs générations de chercheurs dans les laboratoires de la Shawinigan Chemicals. C’est aussi l’occasion de souligner le précieux apport de la communauté anglophone au développement de notre région.
 
Par François St-Onge