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Projet pilote de contrôle de plantes aquatiques au lac à la Tortue
Projet pilote de contrôle de plantes aquatiques au lac à la Tortue
Pour le contrôle du myriophylle à épi au lac à la Tortue
Projet pilote de contrôle des plantes aquatiques envahissantes par la pose de membranes

Shawinigan, le 22 juillet 2016 – La Ville de Shawinigan, en collaboration avec la SAMBBA et l’UQTR, annonce la mise en place d’un projet pilote d’installation de membranes au lac à la Tortue permettant de contrôler une plante exotique envahissante, le myriophylle à épi.
 
Grâce à ce projet, la Ville de Shawinigan réalise une nouvelle action prévue dans le Plan directeur du lac à la Tortue. La Ville a dégagé une contribution de 78 000 $ à même le fonds du Pacte rural pour la réalisation du projet.
 
Ce projet vise à tester et suivre les impacts de cette technique au lac à la Tortue sur une superficie de 30 000 m2, soit moins de 1% du lac. Les membranes seront posées aux endroits où la densité du myriophylle est la plus élevée. Ce projet se veut une alternative dans le but de créer des corridors de navigation libre de myriophylle à épis, de façon à permettre aux embarcations à moteur de circuler sans risque.

Les responsables du projet profiteront aussi de l’expertise du projet expérimental réalisé au lac Pémichangan dans la Vallée de la Gatineau en 2012, qui consistait à installer des toiles de jute sur des herbiers de myriophylle à épi. En trois ans, le bilan des résultats a été très positif et les instigateurs souhaitent nous accompagner dans notre projet.
 
Échéancier des travaux
Suite à une caractérisation du lac effectuée en 2015, l’installation de membranes sur une superficie d’environ 30 000 mètres carrées sur le littoral du lac débutera au cours des prochaines semaines.
 
Des membranes composées de différents matériaux (jute, coco et géotextile) seront installées dans le fond du lac, sur des colonies de myriophylle à épi. L’installation se fera avec une embarcation conçue pour le dépôt des membranes au fond du lac par la firme ontarienne Block-Aid Inc. C’est le jute qui composera la majorité des membranes parce que c’est un matériel biodégradable à court terme, environ trois ans. Aucune manipulation d’extraction n’est donc requise.
 
La recherche scientifique
Trois chercheurs du Centre de Recherche sur les Interactions Bassins Versants – Écosystèmes Aquatiques (RIVE) de l’UQTR, soit les professeurs Andrea Bertolo, Christophe Kinnard et Marco Rodriguez ainsi que des étudiants gradués conduiront des études ayant pour objectif d’analyser l’importance des effets structurants du myriophylle à épi et par conséquent, d’évaluer selon quelles limites celui-ci peut être contrôlé.
 
Un premier aspect de la recherche portera sur l’effet de la fragmentation spatiale de l’habitat sur le zooplancton et sera supporté par l’acquisition de données à l’aide d’un drone et de la cartographie.

Un deuxième aspect de la recherche portera sur l’effet de la fragmentation spatiale de l’habitat des poissons et sera supporté par l’acquisition de données à l’aide de caméras sous-aquatiques ainsi que par la modélisation statique.
 
Enfin, pour répondre aux exigences de l’autorisation délivrée par le MDDELCC, la SAMBBA évaluera l’efficacité des différents matériaux de membrane tels que, le jute, le coco et le géotextile ainsi que les différents patrons de distribution de largeur variée.
 
Autres partenaires
Les autres partenaires à ce projet-pilote de contrôle des plantes aquatiques envahissantes par la pose de membranes sont : l’ABV des 7, l’Association pour la protection du lac à la Tortue (APL),
 
la Firme Block-Aid, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), l’Université Laval.
 
 

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Source : François St-Onge
             Directeur
             Service des communications
             Ville de Shawinigan
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