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Cure de jeunesse pour le centenaire du parc du Rocher
Cure de jeunesse pour le centenaire du parc du Rocher
Travaux de réfection et d’aménagement de 342 000 $
Une cure de jeunesse pour le centenaire du parc du Rocher

Shawinigan, le mardi 25 octobre 2016 – La Ville de Shawinigan célèbre le centenaire du déménagement du Rocher de Grand-Mère avec la réouverture officielle du parc du Rocher, qui était fermé depuis juin dernier en raison d’importants travaux de réfection et de réaménagement.
 
L’événement a été souligné lors d’une cérémonie à laquelle participaient le maire Michel Angers, la conseillère du district de la Rivière, Nancy Déziel, la conseillère du district du Rocher, Lucie De Bons, ainsi que madame Bernadette Perreault-Verrette, une citoyenne de Shawinigan née en 1917.
 
« Le Rocher constitue un repère historique important pour notre ville. Il a donné son nom à la chute, au cœur de la rivière Saint-Maurice, puis à l’ex-municipalité de Grand-Mère », souligne le maire Michel Angers. « En 1914, au moment de la construction du barrage et de la centrale hydroélectrique, il a été dynamité pour être minutieusement remonté en 1916 à son emplacement actuel. »
 
Pour son 100e anniversaire, le parc du Rocher a eu droit à une cure de jeunesse. Des travaux ont été effectués sous la supervision de la Division des parcs et plateaux sportifs de la Ville de Shawinigan au coût de 342 000$.

Du côté de l’avenue de Grand-Mère, un belvédère d'observation du Rocher a été aménagé avec trois panneaux d'interprétation faisant partie du circuit du patrimoine de la Ville. De nouveaux sentiers ont été tracés. Une aire de repos comprenant une table à pique-nique, des bancs, une buvette et un support à vélo ont été installés. L’accès au Rocher a été refait et un nouvel éclairage avec lampadaire au DEL complète la restauration du parc.
 
L’entrée de la 5e Avenue a également été restaurée avec la réfection complète des joints de mortier des escaliers et des murets. Les pierres verticales en bordure des escaliers ont été redressées et des aires de repos avec des bancs ont été aménagées.
 
Aussi, une attention particulière a été portée à la structure du Rocher. Des travaux correcteurs ont permis de sécuriser une section de l’escalier qui était jugée dangereuse. On a également procédé au nettoyage à haute pression et à l’enlèvement de la mauvaise végétation qui avait poussé entre les pierres. Tous les joints de mortier du Rocher ont été refaits, en plus de procéder à une injection d'époxy dans la section supérieure et de refaire les joints de ciment sur le dessus du rocher pour éviter l’infiltration de l’eau. De plus, on a installé deux projecteurs au DEL afin de mettre en valeur le Rocher en soirée.
 
« Nous sommes très fiers de ce Rocher. Il représente la résilience d’une population qui a confiance en l’avenir », conclut la conseillère Nancy Déziel.
 
Historique
Le parc du Rocher est situé entre l’avenue de Grand-Mère et la 5e Avenue à Shawinigan. Cette masse d’environ 1 000 tonnes fut retirée de la rivière Saint-Maurice par la compagnie Laurentide lors de la construction du barrage en 1914. Décomposé en plusieurs fragments, cet énorme casse-tête devait être facilement remonté par l’ingénieur du projet, H. B. Watson, qui avait numéroté chaque morceau. Toutefois, ce dernier se noya avant d’accomplir son projet. Et lorsque son canot d’observation chavira, il avait sur lui toutes les notes nécessaires à la reconstruction. Il fallut donc attendre deux ans avant de pouvoir reconstituer le Rocher pour finalement l’inaugurer en 1916.

La légende
La légende entourant le « Rocher de la grand-mère » raconte que, longtemps avant la venue de l’homme blanc, vivait dans cette région une tribu amérindienne.
La fille unique du chef s’éprit d’un intrépide jeune guerrier. Le chef consentit à donner sa fille en mariage à la condition que le prétendant rapporte une grande quantité de peaux choisies comme preuve de son amour. Le jeune trappeur allait devoir accomplir un long trajet pour trouver de la fourrure de première qualité.
 
Les deux amoureux se dirent au revoir au-dessus d’un grand rocher en se jurant une éternelle fidélité. Plusieurs années s’écoulèrent et l’amoureux ne revint jamais. La fille du chef tenu sa promesse et, à la fin de sa vie, elle adressa une prière au Grand Esprit, lui demandant que lorsqu’elle trépasserait, que son amant soit averti de sa fidélité.
 
Au moment même où son âme monta au Ciel, il y eût un grand éclair et un bruit assourdissant se fit entendre. Le roc se fendit, laissant la figure d’une vieille dame tournée vers le nord, scrutant l’horizon pour voir apparaître son amoureux.
 
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Source :
François St-Onge
Directeur
Ville de Shawinigan
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