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 Difficultés chez Doral International: le CLD Shawinigan travaille pour le
Difficultés chez Doral International: le CLD Shawinigan travaille pour le

Difficultés chez Doral International
Le CLD Shawinigan travaille pour le maintien des emplois dans le secteur Grand-Mère

Shawinigan, le mercredi 7 avril 2010 – Depuis l’automne dernier, le CLD Shawinigan collabore étroitement avec la direction de l’entreprise Doral International afin de permettre la survie de ce fleuron local.

«Doral fait rayonner Shawinigan à travers le monde par la qualité de ses produits. L’entreprise est née ici et fait vivre bon nombre de travailleurs et leur famille depuis 1972. Il est donc de notre devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de maintenir les opérations de l’entreprises chez nous», a confié le maire Michel Angers.

Au cours des prochains jours et des prochaines semaines, le CLD travaillera de concert avec la direction de Doral pour trouver des investisseurs potentiels.

« Nous sommes des partenaires de Doral depuis toujours. D’ailleurs, nous accompagnons l’entreprise dans sa recherche d’une solution à ses difficultés depuis l’automne dernier », reconnait Luc Arvisais, directeur général du CLD Shawinigan.

« Notre objectif est simple et clair : permettre la relance des activités dans l’usine Doral afin de sauver les emplois et, ainsi, conserver, chez nous, le savoir-faire de nos concitoyens dans la fabrication des bateaux de plaisance », a conclu M. Angers.

Pour la Ville de Shawinigan, la relance des activités à l’usine Doral est nécessaire afin de conserver une précieuse expertise de plus de trente ans dans la fabrication de bateau haut-de-gamme. La réputation de la qualité de la main d’œuvre, développée dans le secteur Grand-Mère, dépasse les frontières canadiennes.

 

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Source :    Jean-François Hinse
               Agent aux communications
               Bureau des communications
               Ville de Shawinigan
               819 536-7211, poste 525




Communiqué de Doral International

Grand-Mère, le 7 avril 2010 – L’année dernière, à la fin septembre 2009, la société Doral International inc. a demandé la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers et a désigné la firme Roy, Metivier, Roberge en tant que syndics.

Cette action était nécessaire pour les raisons suivantes : la majeure partie des ventes de Doral (environ 65 %) se faisaient aux États-Unis. Toutefois, étant donné l’appréciation constante du dollar canadien par rapport au dollar américain, nos ventes aux États-Unis (en devises américaines) ont engendré de moins en moins de revenus, en dollars canadiens, et notre productivité était insuffisante pour combler ces marges de profit réduites.

De surcroît, les facilités de crédit aux États-Unis étant devenues inaccessibles, plusieurs de nos détaillants états-uniens ne possédaient pas les ressources financières nécessaires à l’achat de nouveaux stocks.

Par conséquent, le marché états-unien, lequel constituait un pourcentage important de nos ventes totales, s’est presque écroulé.

Doral a connu de grands succès dans l’établissement d’un réseau de détaillants outre-mer, plus particulièrement en Europe. C’est ce qui a permis à l’entreprise de maintenir ses opérations au cours des derniers mois. Les bateaux Doral sont vendus partout à travers le monde, notamment en Suisse, en Angleterre, en Espagne, à Dubaï, en Égypte, en Russie et jusqu’au nord, en Sibérie, de même que dans plusieurs autres pays.

Entre-temps, les marchés états-unien et canadien semblent vouloir reprendre. Toutefois, le fait demeure que les coûts de fabrication aux États-Unis sont beaucoup moins élevés qu’au Canada. Malheureusement, les principaux produits concurrents de Doral, aux États-Unis, au Canada et en Europe, sont surtout des bateaux de fabrication américaine (Sea-Ray, Four Winns, etc...). Puisque nous sommes dans l’impossibilité de concurrencer ces produits en matière de prix, nous, chez Doral, pouvons être fiers de la qualité supérieure de nos produits, laquelle nous permet, dans bien des cas, d’obtenir des prix de vente plus élevés que nos concurrents. Cependant, à moyen et long terme, notre entreprise devra user de stratégie afin de demeurer viable dans un marché des plus concurrentiels.

Alors que Doral était sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, nous avons cherché de nouveaux investisseurs et nous a reçu plusieurs offres de parties intéressées provenant de l’extérieur du Canada. Dans le cadre de chacune de ces offres, il était question de déménager les activités et fermer l’usine de Grand’Mère. Finalement, un acheteur sérieux, engagée à garder les activités dans leurs lieux actuels, nous a fait une offre. Malheureusement, au dernier instant, cet acheteur a décidé de ne pas donner suite à la transaction.

Dans le but d’éviter la liquidation et de préserver les emplois locaux, le propriétaire actuel a remboursé la banque et, à titre de créancier garanti, il a repris possession des actifs de l’entreprise des mains du syndic. Son intention consiste donc à reprendre les activités de production immédiatement, et ce, afin de respecter le carnet de commandes pour livraison à l’exportation.

Entre-temps, Doral tentera de négocier avec toutes les parties prenantes, afin de favoriser un environnement de travail plus concurrentiel. Nous chercherons aussi de nouveaux investisseurs ou d’autres associations profitables. Pendant plus de 14 ans, c’est avec fierté que le propriétaire actuel a soutenu Doral International. Toutefois, en raison d’autres engagements, il préfère laisser à d’autres parties le soin de relever le défi. Le transfert des actifs à des intérêts états-uniens ou étrangers ne sera considéré qu’en tout dernier recours seulement.


Denis Jutras
Vice-président
Doral International